Itinéraire d’un relieur doué: Carlos Sanchez Alamo

C’est avec un immense plaisir que nous accueillons sur notre site Carlos Sanchez Alamo, jeune relieur talentueux.
Nous avons pu découvrir dans son atelier une partie de ce métier traditionnel au travers de son regard, de ses gestes et de ses réalisations.
Hormis sa passion pour son travail, Carlos est également un collectionneur de stylos-plumes anciens.
N’hésitez pas à visiter son
site

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Comment êtes vous devenu relieur ?

Mon père est relieur à Madrid.  Il a un atelier de reliure « semi-industrielle » alors ce monde m’a toujours été familier. Cependant il ne m’attirait pas, jusqu’à ce jour de 1997 où mon père m’a emmené visiter une exposition de « reliure d’art » « Raros y Preciosos ». Voilà comment j’ai découvert que je pouvais réunir art et reliure dans une même activité. Quel a été votre parcours ?
Dès 1997 je me suis intéressé de plus en plus au travail de mon père;  parallèlement j’ai suivi des cours de reliure d’art dans une école privée madrilène. Mon professeur,Ana Ruiz-Larea, – relieur très connu en Espagne – m’a vivement conseillé d’aller étudier à Paris, à l’Ecole Estienne, réputée pour être une des meilleures écoles de reliure en Europe. En 2001 j’ai obtenu mon diplôme. Ensuite j’ai travaillé dans les ateliers de François Brindeau et Florent Rousseau. En 2002,   je me suis installé comme « artiste-relieur ». Depuis 2007 j’ai ouvert mon propre atelier à la Charité sur Loire avec Els. Le mot reliure évoque souvent des « reliures à l’ancienne » et des oeuvres très classiques.
Cette image est-elle toujours vraie aujourd’hui ?

Je dirai, malheureusement oui.
La reliure est un métier méconnu auquel ne s’intéresse pas les médias. C’est regrettable, parce que  de nos jours, en France, persiste une très importante tradition du livre d’artiste contemporain.

Quelle est votre plus grande difficulté rencontrée et pourquoi ?

C’est peut être le fait d’arriver à  concilier dans mon travail de reliure l’exigence technique et la création artistique. Chaque livre a son originalité, la difficulté est là; on ne cesse pas d’évoluer !

Parmi vos reliures, quelles sont celles que vous considérez comme étant vos « chef d’oeuvres » et pourquoi?
Chefs d’oeuvre… je ne considère pas que je puisse faire des chefs d’oeuvre, en tant qu’artisan j’essaie de faire mon travail le mieux possible. Et en tant qu’artiste, l’art est une aventure; pour l’artiste ses oeuvres sont toujours une quête et la perfection n’est jamais atteinte. C’est vrai qu’il y a des reliures que je préfère à d’autres mais chefs d’oeuvre est un « grand mot ». Par exemple les reliures sur les livres Sept, Nioque de l’avant printemps, La mort est mon métier, La dernière page, Histoire de l’oeil, Idéogrammes en Chine,   sont des reliures que j’aime beaucoup car elles sont originales et ne trahissent pas le contenu du livre.

A l’ère du tout numérique, de L’iPad, de l’iPhone….la reliure a-t-elle  un avenir?
En ce qui concerne mon travail, la reliure d’art, tant qu’il y aura des beaux livres et des amateurs pour les faire relier, je pense que l’avenir existe ! Bien sûr, les relieurs devront  s’adapter,   « aller dans le sens de la marche » main dans la main avec leurs clients. L’art, quel qu’il soit n’est pas immobile, il est éternel !

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Un commentaire sur “Itinéraire d’un relieur doué: Carlos Sanchez Alamo”

  1. ALTGLAS dit :

    Je trouve ce site très beau. J’adresse donc mes félicitations aux personnes concernées

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